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Monsieur le Président,
Chers collègues,
Je salue avec satisfaction les participants de la séance du Conseil Russie – OTAN. Nous attachons à cette rencontre une importance particulière. C'est la première fois que le "vingt" se réunit à Moscou. Nous y voyons encore une confirmation de notre bonne volonté commune de travailler conjointement au règlement des problèmes de la sécurité dans la région euratlantique. Cette tâche est surtout actuelle dans les conditions, où l'on a besoin des efforts consolidés de tous les états pour former l'architecture de sécurité, qui garantisse la paix et la stabilité face aux nouveaux menaces et défis.
L'importance centrale revient à la question, quelle architecture de la sécurité euratlantique et internationale précisément nous allons créer, sur quels principes elle va s'appuyer. Il est évident que le caractère même des conflits et crises modernes exige leur règlement sur la base des efforts multipartites. Cela suppose le besoin du renforcement et du perfectionnement des mécanismes appropriés de la coopération internationale. La priorité absolue y appartient à l'ONU, qui joue le rôle central dans la garantie de l'ordre international et qui possède, forte de ses Statuts, la légitimité internationale universellement reconnue.
Les relations entre la Russie et l'OTAN s'inscrivent ainsi tout naturellement dans l'architecture en formation de la sécurité européenne, deviennent un des éléments porteurs du système des relations internationales. La signature de la Déclaration de Rome n'a pas fait qu'ouvrir un nouveau chapitre dans le dialogue politique Russie – OTAN, mais a fait changer la qualité de son contenu et de sa direction. En fait, on a créé et lancé le mécanisme multilatéral, qui accumule le capital conjoint de la confiance, qui contribue réellement à garantir les besoins en sécurité des pays qui font partie de notre Conseil.
Bien que l'avancement vers la nouvelle qualité des relations Russie – OTAN ait été compliqué, je pense que nous avons en général réussi à surmonter la méfiance et entamer la construction des relations de partenariat sur la base de l'égalité et de la prise en compte des intérêts légitimes réciproques.
Il est naturel que, regardant la perspective de nos relations, nous devions prendre soin de la solidité de leurs fondations. Cela dit, il est important de maintenir tout le positif que a été atteint en ces dernières années sur le plan de l'élimination des conséquences de «la guerre froide» et de la création d'un système de sécurité européenne réelle.
L'adaptation des anciennes structures aux nouvelles réalités est un processus tout à fait naturel. Mais il est important qu'il réponde aux intérêts légitimes de la sécurité de tous les membres de la communauté internationale et n'affaiblisse pas les instruments du contrôle des armements qui ont fait preuve de leur efficacité. Cependant, tout n'y va pas comme sur des roulettes. En premier lieu, nous sommes préoccupés par l'entrée en vigueur freinée du TFCE adapté et par l'absence des limitations du déploiement militaire sur les territoires des états qui vont adhérer à l'OTAN sans être membres de ce Traité. Si nous ne savons pas, avant mai 2004, faire entrer en vigueur l'accord sur l'adaptation du TFCE, peut apparaître un dangereux écart entre les nouvelles réalités géopolitiques et militaires d'une part, et le système existant des mesures de contrôle des armements de l'autre.
Nous aspirons en perspective à transformer le "vingt" en un mécanisme de base de la coopération sur toute la gamme des problèmes de la sécurité, y compris les problèmes du règlement des crises. Nous sommes persuadés que le Conseil Russie – OTAN doit fonctionner sans faille dans toute situation politique. L'utilité des instruments du CRO augmenterait alors grandement. Pourquoi, par exemple, ne pas convoquer des rencontres supplémentaires des ministres, prévues par les procédures du CRO, pour discuter les conflits actuels - comme, disons, la crise irakienne, ou bien d'autres conflits.
Je suis persuadé que le temps est venu pour un dialogue intéressé dans le cadre du Conseil sur la problématique afghane, y compris dans le contexte des plans du renforcement du rôle de l'OTAN dans l'opération de pacification en Afghanistan.
Je voudrais aujourd'hui confirmer notre bonne volonté de continuer de travailler dans l'intérêt de l'amélioration de la qualité des relations entre la Russie et l'OTAN, ainsi que du rapprochement des visions en conformité avec la Déclaration de Rome. Si nous résolvons cette tâche, le Conseil Russie – OTAN deviendra vraiment une partie intégrante du système global de l'opposition aux menaces et défis modernes, sa force résidant dans l'appui pris sur le droit international et les stipulations des Statuts de l'ONU.
Permettez-moi de souhaiter à tous les participants de la séance d’aujourd’hui un travail constructif dans l'intérêt de la sécurité de nos pays et peuples, dans l'intérêt de la sécurité internationale en général.