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Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Chers collègues,
Le Conseil de Sécurité de l'ONU, ayant voté à l'unanimité pour la résolution 1441, s'était chargé d'une grave responsabilité - terminer le processus du désarmement de l'Irak.
Aujourd'hui, nous disposons des rapports des dirigeants de la CCVINU et de l'AIEA du travail qu'ils ont fait, et, surtout - de leurs initiatives concernant ce qu'il faudra faire pour clore définitivement le problème d'armes d'extermination massive en Irak.
Nous ne doutons pas que la CCVINU et l'AIEA, qui ont déployé en Irak un mécanisme de contrôles qui agit efficacement, sont en mesure de remplir leurs tâches dans les délais réalistes.
Les rapports présentés par M.M. H.Blix et M.Elbaradei témoignent de façon convainquante que les inspecteurs internationaux ont réussi à obtenir des résultats tangibles. Je ne vais pas m'arrêter sur les exemples concrets - ils sont bien connus. Il est d'une importance de principe que, grâce à l'union de la communauté internationale et à la pression commune sur les autorités irakiennes, y compris à travers la présence militaire dans la région, Bagdad a consenti à pratiquement toutes les conditions avancées par les inspecteurs et n'a pas fait de sérieux obstacles à leur activité.
C'est pourquoi nous sommes en droit d'affirmer que les inspecteurs internationaux, si on leur donne la possibilité de continuer leur travail, disposent de tout le nécessaire pour terminer le processus du désarmement de Bagdad par voie pacifique.
Ainsi, le Conseil de Sécurité en tant qu'organe qui assume l'essentiel de la responsabilité pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales, s'est intégralement acquitté de ses obligations, assurant l'envoi en Irak d'inspecteurs internationaux et la création des conditions nécessaires pour leur activité.
Ce n'est pas par hasard que même ceux qui aujourd'hui mettent en doute le rôle du Conseil dans le règlement irakien, sont obligés de reconnaître qu'ils n'auront pas d'autre voie que la reprise de ce problème par le Conseil de Sécurité, qui seul est en droit de s'occuper de sa résolution globale.
Compte tenu de toutes ces considérations, nous proposons:
Premièrement, au nom du Conseil de Sécurité de l'ONU, donner la plus haute approbation de l'activité des inspecteurs internationaux et leur exprimer, ainsi qu'aux dirigeants de la CCVINU et de l'AIEA Messieurs H.Blix et M.Elbaradei, son soutien et sa reconnaissance pour un travail excellent.
Deuxièmement, approuver les rapports présentés qui fixent clairement l’état actuel des choses avec des programmes militaires interdits de l'Irak.
Troisièmement, vu la situation compliquée autour de l'Irak, prendre acte de la décision du Secrétaire Général de l'ONU sur le rappel des inspecteurs de l'Irak du fait de la menace à leur sécurité.
Quatrièmement, comme le mandat de la CCVINU et de l'AIEA n'est pas entièrement rempli, le travail des inspecteurs en Irak n'est pas arrêté, mais suspendu. Le Conseil de Sécurité de l'ONU doit, compte tenu du développement ultérieur de la situation, reprendre le problème de la poursuite de ce travail en conformité avec les résolutions 1284 et 1441.
Monsieur le Président,
On ne peut que regretter que juste au moment où la perspective du désarmement de l'Irak par l'intermédiaire des contrôles est devenue plus que réelle, on a avancé au premier plan les problèmes sans rapport direct avec la résolution 1441 et les autres décisions de l'ONU sur l'Irak. Aucune de ces décisions ne donne le droit de l'usage de la force contre l'Irak en éludant les Statuts de l'ONU. Aucune ne donne le droit de changer les autorités d'un état souverain.
De tels agissements, - s'ils sont entrepris, - ne vont pas contribuer au renforcement de l'unité de la communauté internationale au moment où le monde a gravement besoin de la solidarité et des efforts unis, avant tout pour s'opposer à la menace réelle et commune pour tous qu'est le terrorisme international.
La Russie est persuadée du besoin de faire tout pour surmonter au plus vite la situation de crise et maintenir le problème irakien dans le lit du règlement politique sur la base solide des Statuts de l'ONU et du droit international. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons garantir les conditions de la poursuite de la coopération multipartite efficace dans la lutte contre les menaces et défis globaux tout en maintenant le rôle central du Conseil de Sécurité de l'ONU.
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Quand, le 11 septembre 2001, le peuple américain a été frappé d'une tragédie monstrueuse, V.V.Poutine, Président de la Russie, a été le premier à appeler le Président des USA G.Bush et à lui exprimer sa solidarité et son soutien. C'étaient les sentiments sincères de tout le peuple russe.
Si aujourd'hui nous avions vraiment les faits irréfutables, témoignant que, depuis le territoire de l'Irak, part la menace directe à la sécurité des Etats Unis d'Amérique, la Russie serait prête sans hésiter à utiliser tout l'arsenal des mesures prévues pas les Statuts de l'ONU pour liquider cette menace.
Cependant, le Conseil de Sécurité ne dispose pas aujourd'hui de ces faits. Voilà pourquoi nous préférons le règlement politique avec appuis pris sur l'activité de la CCVINU et de l'AIEA, qui jouissent de la pleine confiance de la communauté internationale.
Merci pour votre attention.