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QUESTION: Ne pourriez-vous pas commenter les aspects internationaux du futur référendum constitutionnel en Tchétchénie?
REPONSE: Il n'est pas du tout étonnant que le futur référendum sur la Constitution de la République de Tchétchénie attire l'attention la plus soutenue d'une large opinion publique dans le monde. Pour en comprendre les raisons, il suffit de rappeler que le problème d'un règlement de la situation en Tchétchénie s'est toujours trouvé au centre de l'attention des organisations internationales, telles que l'Organisation des Nations Unies, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Conseil de l'Europe.
Comme on le sait, du 26 février au 4 mars dernier, à l'invitation de la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie, de l'administration et de la commission électorale de la République de Tchétchénie, un groupe d'experts conjoint du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l'OSCE et du Conseil de l'Europe a travaillé dans la république. Ce groupe d'experts avait notamment pour tâche d'évaluer le déroulement de la préparation au futur référendum constitutionnel en République de Tchétchénie, ainsi que la création des conditions indispensables au scrutin lui-même.
Le 3 mars dernier, un document préalable a été rendu public, soit la conclusion, faite par le dit groupe à l'issue de ses contacts intenses avec la présidence des commissions électorales, tant tchétchène que centrale, ainsi qu'avec les responsables du Service fédéral des Migrations, le Représentant spécial du Président de la Fédération de Russie pour les droits et les libertés de l'homme et du citoyen en République de Tchétchénie, avec les membres du gouvernement tchétchène, des représentants des organisations non-gouvernementales (ONG) et les déplacés eux-mêmes.
En ce qui nous concerne, nous estimons que cette conclusion reflète plutôt objectivement ces efforts qui sont déployés par les organes du pouvoir et les institutions de la société civile pour préparer le référendum, ainsi que ces problèmes qui persistent encore dans ce sujet-membre de la Fédération de Russie. A notre avis, le fait même que la conclusion du groupe d'experts renferme la thèse que la tenue du référendum sera un important pas franchi vers un règlement politique en Tchétchénie compte beaucoup.
La Russie a tout intérêt à ce que le référendum se déroule tranquillement et en présence d'observateurs internationaux. Pour que cela se fasse, le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie en étroite collaboration avec la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie et la commission électorale de la République de Tchétchénie ont effectué un grand travail.
Quoi qu'il en soit, ce genre de monitorage déborde le cadre des engagements internationaux de la Russie. C'est que le référendum qui se déroulera, dimanche prochain, n'est qu'une consultation strictement intérieure qui, même formellement, n'implique pas une "vérification" de sa légitimité par la communauté internationale. Néanmoins, désireux de manifester notre ouverture et notre disponibilité pour une coopération constructive avec les structures et organisations internationales en République de Tchétchénie, nous avons invité tous ceux qui le veulent, y compris l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le Conseil de l'Europe et la Communauté des Etats indépendants (CEI), à prendre part au monitorage du référendum. Ce faisant, nous estimons que ce genre d'observation va contribuer à la formation, chez nos partenaires, des idées, aussi nettes que précises, sur la nature des processus politiques en cours dans cette république. La direction du BIDDH de l'OSCE a décidé d'envoyer son groupe d'observateurs (5 en tout) au référendum. Les observateurs visiteront les bureaux de vote sur le territoire de la Tchétchénie et se rendront dans les camps de déplacés tchétchènes qui se trouvent déployés sur le territoire de l'Ingouchie. Le comité exécutif de la Communauté des Etats indépendants a annoncé, lui aussi, d'envoyer ses observateurs au référendum. Il n'en est pas moins vrai, cependant, que le Conseil de l'Europe a refusé, lui, de participer au monitorage et ce, exclusivement pour des raisons de sécurité personnelle des observateurs.
Nous sommes persuadés que la présence internationale, sous n'importe quelle forme, au référendum du 23 mars sera un facteur très positif, et nous sommes prêts à coopérer le plus étroitement avec toutes les organisations internationales sur ce point précis.
QUESTION: Comment encore la diplomatie russe participe-t-elle à la préparation et à la tenue du référendum?
REPONSE: Compte tenu de l'intérêt évoqué de l'opinion internationale pour le référendum en Tchétchénie, le ministère russe des Affaires étrangères réserve une attention toute particulière à sa préparation et à sa tenue dans son travail d'information. Ainsi, sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, une rubrique spéciale a été créée "Processus de règlement politique en Tchétchénie" où l'on trouve toute l'information, mise à jour en permanence, sur le travail de la direction russe en ce sens.
Afin d'expliquer à l'opinion publique à l'étranger, la nature des processus en cours en Tchétchénie, pour faire toute la lumière sur le déroulement du référendum, des informations appropriées sont régulièrement envoyées dans tous les établissements du ministère russe des Affaires étrangères à l'étranger.
On vient aussi de commencer la distribution, à l'étranger, de la brochure et du CD "La Tchétchénie. Questions et réponses", traduits en anglais, en français, en allemand, en espagnol et en arabe. Le texte de la brochure en russe et dans les langues étrangères évoquées est aussi publié sur le site du ministère russe des Affaires étrangères.